Dunkerque. Un siècle d’aventure PDF

Pour le front néerlandais, voir Bataille des Pays-Bas. Cette appellation de bataille vient de ce que cette retraite a dunkerque. Un siècle d’aventure PDF présentée paradoxalement par Winston Churchill comme une victoire. Décidée unilatéralement sans concertation avec le commandement français, ce retrait de tout le corps expéditionnaire britannique rend ainsi impossible la contre-attaque prévue par le général Weygand pour tenter d’opérer la jonction des armées alliées.


Bousculé par le Blitzkrieg engagé par l’armée allemande lors de la bataille de France, le front est rompu par la percée de Sedan. La retraite des troupes britanniques en vue de leur évacuation du territoire français entraîne l’encerclement de ces dernières et de nombreuses unités françaises à Dunkerque. L’évacuation s’est opérée à l’aide de tous les navires de la Royal Navy réquisitionnés pour traverser la Manche, tandis que la RAF lutte dans le ciel pour couvrir l’opération. Les troupes et le matériel n’ayant pas pu être embarqués sont capturés par la Wehrmacht, mais la réussite du sauvetage du gros des troupes a peut-être sauvé le Royaume-Uni d’une invasion face à laquelle il n’aurait peut-être pas résisté malgré la puissance de sa flotte, l’efficacité de son aviation et de ses radars. Le mouvement de retraite stratégique consiste à la fois dans une opération maritime de rembarquement et dans une opération terrestre de protection de la poche de Dunkerque où, prises en étau par les troupes allemandes, et sous le feu de leur aviation et de leur artillerie, les forces alliées évacuent vers l’Angleterre. Le 20 mai, deux divisions de panzers commandées par Heinz Guderian atteignent Abbeville et la mer.

La Wehrmacht parvient ainsi à couper les armées alliées en deux. Plusieurs théories d’historiens ont tenté d’expliquer cet ordre. 13, Hitler a bien donné l’ordre le 24 mai 1940 de préparer  l’anéantissement des forces franco-belgo-anglaises enfermées dans les Flandres et l’Artois . Dans ses mémoires, éditées en 1959, W. Hitler adopta le point de vue exposé par celui-ci. Parmi les autres hypothèses, on peut signaler celle qui affirme qu’Hitler aurait voulu donner à Goering la possibilité de mettre en valeur la Luftwaffe en détruisant l’armée anglaise par l’aviation ce qu’il réclamait, inconscient de la fatigue des pilotes et surtout de l’éloignement des bases aériennes. Les troupes anglaises abandonnent donc la droite de l’armée belge pour retraiter précipitamment en vue de se rembarquer à Dunkerque.

La  poche de Dunkerque  le 21 mai 1940. Le vice-amiral Bertram Ramsay, chef de l’opération, installe son quartier général dans une cave du château de Douvres, où avait fonctionné, jadis, un groupe électrogène. Pour cette raison, l’opération est baptisée  opération Dynamo . Le 29 mai, le corridor s’est rétréci comme une peau de chagrin : il ne s’étend plus maintenant que, côté mer, des environs de Dunkerque au petit port belge de Nieuport, aux canaux de Bergues à Furnes et de Furnes à Nieuport, côté terre. Le 20 mai 1940, les chars allemands atteignent la Manche, coupant les Alliés, au nord, du reste de la France. 338 226 sont évacués lorsque le dernier navire quitte Dunkerque, à 3h 00, le 4 juin.

Lord Gort avait reçu l’ordre de ne pas informer les généraux français et belge du début de l’évacuation, conduisant d’ailleurs à la retraite des troupes britanniques au sud-est de Dunkerque, laissant sept divisions françaises seules face aux troupes allemandes. Elle combattirent, comme les Belges, jusqu’à l’épuisement de leurs munitions, clouant sur place les forces adverses et retardant l’assaut final sur Dunkerque. L’amiral Abrial, mis devant le fait accompli, déclarera que comme il ne lui était plus possible, désormais, de compter sur l’appui anglais, il mènerait à bien la mission qui lui avait été confiée, en combattant, si nécessaire jusqu’à la mort, pour permettre le rembarquement d’autant de troupes que possible. Le 27 mai, le casino de Cassel abrite une réunion de l’état-major britannique préparant le lancement de l’opération Dynamo pour évacuer ses troupes à Dunkerque. Deux officiers, dont un général, y sont tués par une bombe allemande.

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