De la gratuité PDF

De l’école au collège : de la gratuité PDF changements ? Que faire après la seconde ?


Par tradition, la « culture de la gratuité » est associée à l’envers du marché, à un mode alternatif de penser les échanges, à des démarches d’émancipation sociale, au don. Mais elle subit aujourd’hui de puissants effets de brouillage. Le développement d’Internet entremêle inextricablement vraies et fausses gratuités. Les stratégies marketing annexent sans complexe l’attrait du mot « gratuit ». Les télévisions ou les journaux « gratuits » sont le cheval de Troie du tout-marchand publicitaire, alors que de grandes gratuités sociales comme l’école publique ou l’assurance maladie subissent une crise grave et que la mécanique du profit semble occuper tout l’horizon. Quels enjeux de civilisation couvent sous cette question ? À quel prix peut-on encore dire avec Bruce Sterling: « Gratuit comme l’air, l’eau… gratuit comme la connaissance » ? Jean-Louis Sagot-Duvauroux tente de répondre à ces questions et propose une éthique de la gratuité.

Que faire après le baccalauréat ? Le système d’enseignement français est fondé sur de grands principes, certains inspirés de la Révolution de 1789, de lois votées entre 1881 et 1889 et sous les IVe et Ve Républiques ainsi que de la Constitution du 4 octobre 1958 : « l’organisation de l’enseignement public obligatoire gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État « . 59-1557 du 31 décembre 1959 sur la liberté de l’enseignement et les rapports avec l’enseignement privé. La réglementation des examens se fait à l’échelle nationale.

La gratuité Le principe de gratuité de l’enseignement primaire public a été posé dès la fin du XIXe siècle par la loi du 16 juin 1881. La gratuité a été étendue à l’enseignement secondaire par la loi du 31 mai 1933. Les manuels scolaires sont gratuits jusqu’à la classe de troisième, ainsi que les matériels et fournitures à usage collectif. Dans les lycées, les manuels sont le plus souvent à la charge des familles. L’enseignement public est laïque depuis les lois du 28 mars 1882 et du 30 octobre 1886.

Elles instaurent l’obligation d’instruction et la laïcité des personnels et des programmes. L’importance de la laïcité dans les valeurs scolaires républicaines a été accentuée par la loi du 9 décembre 1905 instaurant la laïcité de l’État. La liberté religieuse a conduit à instituer une journée libre par semaine laissant du temps pour l’enseignement religieux en dehors de l’école. Cette obligation s’applique à partir de 6 ans, pour tous les enfants français ou étrangers résidant en France. 13 ans, puis 14 ans à partir de la loi du 9 août 1936.

59-45 du 6 janvier 1959, elle a été prolongée jusqu’à l’âge de 16 ans révolus. Le domaine de l’éducation est régi par des principes fondamentaux dont certains sont formulés dans la Constitution de la République, d’autres par la loi. L’ensemble des textes réglementaires concernant l’éducation sont réunis dans le code de l’éducation. La loi Goblet du 30 octobre 1886 parachève les lois Jules Ferry en confiant à un personnel exclusivement laïque l’enseignement dans les écoles publiques, remplaçant les instituteurs congrégationnistes. Jules Ferry élabore aussi quelques lois concernant l’éducation des femmes. C’est une obligation d’instruction et non de scolarisation, l’article 4 indiquant que l’instruction peut être donnée dans les établissements d’instruction, les écoles publiques ou libres ou dans les familles. L’école elle-même n’a donc jamais été obligatoire ni dépendante.

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