Darius dans l’ombre d’Alexandre PDF

Fille d’un colonel des sapeurs-pompiers, Janine Charrat acquiert jeune, à douze ans, une réputation d’enfant prodige de la danse avec son rôle darius dans l’ombre d’Alexandre PDF le film de Jean Benoît-Lévy La Mort du cygne. Où l’on apprend que Janine Charrat est la fille du colonel des Sapeurs-Pompiers de la Caserne Champerret. Elle présente sa troupe nouvellement créée au théâtre de l’Empire, devant son père très ému.


Passant pour le roi le plus puissant de son temps, chef d’un empire immense entre Indus et Méditerranée, Darius III, dernier représentant des Achéménides, semble néanmoins relever de l’obscure catégorie des  » illustres inconnus « . Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici le premier livre jamais consacré à rassembler et à tisser les fils de sa mémoire. La faiblesse du dossier documentaire mais aussi un certain désintérêt pour l’empire achéménide finissant contribuent à expliquer cette étrange absence. Qui plus est, transmises presque exclusivement par des sources gréco-romaines qui chantent les exploits  » homériques  » d’Alexandre et dénoncent ses excès  » orientaux « , les bribes de connaissance sur Darius sont restées prisonnières de l’image envahissante du  » soldat de la civilisation  » venu d’Europe soumettre pays et populations du Proche-Orient. Réduit à une identité mutilante –  » celui qui fut vaincu par Alexandre  » -, le dernier des Grands rois n’a jamais pu avoir une vie historiographique autonome. Mais ce n’est pas tout, puisque, marquée par une déroutante amnésie historique et influencée par la tradition occidentale du Roman d’Alexandre, la tradition persane et arabo-persane est, elle aussi, très critique pour le souvenir reconstitué de Dara, vaincu par son  » frère  » Iskender.
L’enquête de ce livre porte prioritairement sur les représentations de Darius qui se sont constituées tant en Grèce, à Rome qu’en Iran, et qui ont été transmises à travers la littérature et l’iconographie jusqu’à nos jours. En offrant une lecture nouvelle et stimulante de textes et d’images connus, et en utilisant les ressources de l’anthropologie et de l’histoire comparatiste, l’auteur cherche à comprendre pourquoi Darius, à côté de tant d’autres, est condamné à hanter le territoire historien de l’oubli.

Pour Paul Valéry, la jeune prodige est la réincarnation de son Atictée dans L’Âme et la danse. Elle travaille avec de très grands créateurs et artistes du XXe siècle : auteurs, chorégraphes, compositeurs, hommes de théâtre, peintres, décorateurs, costumiers. En 1961, elle cosigne avec Maurice Béjart Les Quatre Fils Aymon. Après plusieurs mois de soins à l’hôpital Cochin, de convalescence et de rééducation, elle revient à la scène en prenant la direction de la danse du Grand Théâtre de Genève de 1962 à 1964. En 1978, elle devient conseillère pour la danse au Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou à Paris. Jean Babilée, Roland Petit, Algaroff, Irène Skorik, Nathalie Phillippart. 3, chorégraphie de Janine Charrat, musique de Serge Prokofiev, décors et costumes de L.

1948 : L’Âme heureuse, chorégraphie de Janine Charrat, musique de Charles Koechlin. 1949 : Le Combat, chorégraphie de W. Banfield, décors et costumes de Marie-Laure de Noailles. Palais Chaillot – Orfeo, cantate chorégraphique de R. 1952 : Quatre Gestes pour un génie et La Mécanique, chorégraphie de Janine Charrat, musique de W.

1955 : Histoire du soldat, texte de Ramuz, chorégraphie de Janine Charrat, musique d’Igor Stravinsky, décors et costumes de T. 1956 : Sampiero Corso, chorégraphie de Janine Charrat, musique d’Henri Tomasi, mise en scène de R. 1957 : Les Liens, argument et chorégraphie de Janine Charrat, musique d’Ivan Semenoff, décors et costumes de B. Daydé – Diagramme, chorégraphie de Janine Charrat, argument de Gérard Munschy, musique de Johann Sebastian Bach. 1958 : Chimère, chorégraphie de Janine Charrat, musique de Jacques Thiérac, argument, décors et costumes de T. 1961 : Le Combat de Tancrède, chorégraphie de Janine Charrat, poème de Tasso, musique de Claudio Monteverdi, costumes de Suzanne Lalique-Haviland.

1964 : L’Enfant et les Sortilèges, chorégraphie de Janine Charrat, musique de Maurice Ravel, décors et costumes de B. 1965 : Salomé, chorégraphie de Janine Charrat, musique de Richard Strauss. 1966 : Cycle, chorégraphie de Janine Charrat, musique de Dag Ivar Wirén, argument de M. Bois, décors et costumes de T.

Rencontres, chorégraphie de Janine Charrat, musique de Francis Lai, ballet de Pierre Rhallys, décors et costumes de B. 1968 : Au mendiant du ciel, chorégraphie de Janine Charrat, musique de Marcel Landowski, cantatrice Danielle Grimau. 1969 : L’Oiseau de feu, chorégraphie de Janine Charrat, musique d’Igor Stravinsky, décors et costumes de Wolfram Skalicki. Janine Charrat, Antigone de la danse, J. Paul Claudel, Théâtre, tome II, Pléiade, 2011.

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