Comprendre le monde pour le changer : Epistémologie du politique PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Cet article présente principalement la perspective du monde francophone, et s’intéresse donc à l’épistémologie en tant qu’comprendre le monde pour le changer : Epistémologie du politique PDF des sciences et des activités scientifiques. Parmi tous les thèmes sur lesquels cette discipline s’est penchée, celui de l’unité de la science est essentiel.


La science politique, comme toute science sociale, peut atteindre à une pleine connaissance des processus politiques. Les sciences sociales, moins différentes des sciences de la nature qu’on n’aime à le dire, méritent en effet leur titre de  » sciences « . Les unes et les autres ont pour socle commun le déterminisme du monde et l’unicité de la raison humaine. La capacité des sciences sociales à prévoir le devenir d’une société et les effets de nos actions dans le monde reste cependant très limitée. On ne peut jamais expliquer que ce qui s’est passé. Le futur éloigné demeure par essence imprévisible, il est utopique de le présager. Comment alors agir dans le monde si l’on ne peut guère prévoir les conséquences de nos décisions ? Que peut être une action politique si l’on admet, avec la majorité des sociologues, que  » le résultat final de l’activité politique  » répond  » rarement à l’intention originale  » (Weber) ? La science politique, dans son volet théorique, doit se donner pour tâche de penser les principes rationnels de l’ordre social sur la base des connaissances acquises, et concrètement, de mettre en débat les décisions qui peuvent y concourir. Ce livre propose un autre fondement à l’action politique. Les décisions doivent s’appuyer sur des valeurs établies de manière collective par la raison et donc graduellement universalisables.

Quels sont les objectifs de la science en général, ou de telle science en particulier ? Par qui, par quelles organisations et par quelles méthodes ces objectifs sont-ils poursuivis et tenus ? Quels principes fondamentaux sont à l’œuvre ? Quels sont les rapports internes entre les sciences ? Par qui et par quelles méthodes sont enseignées les sciences ?

Quelles sont les interrelations entre les théories des différentes sciences ? Le terme  épistémologie  a un sens qui peut beaucoup varier d’une tradition philosophique à l’autre. Le mot est également employé parfois pour désigner telle ou telle théorie de la connaissance censée porter sur la connaissance en général. Auguste Comte et Augustin Cournot  . Comment apprécier sa valeur ou sa validité ? L’enquête épistémologique peut ainsi porter sur plusieurs aspects : les modes de production de la connaissance, les fondements de cette connaissance, la dynamique de cette production. Plusieurs questions en découlent : qu’est ce qu’une connaissance ?

Il ne s’agit plus seulement de décrire la connaissance, mais de définir ce qui constitue une connaissance valide. On distingue parfois l’épistémologie générale des épistémologies particulières, propres à chaque science. L’épistémologie se confond avec l’étude de la connaissance en général, et ne porte donc pas spécifiquement sur la connaissance scientifique. Pour certains auteurs, elle est même synonyme de  théorie de la connaissance . Longtemps, l’épistémologie a porté exclusivement sur le contenu de la science, l’histoire de ce contenu, et la généalogie des avancées de ce contenu.

La science en tant qu’institution humaine était laissée à d’autres disciplines, notamment à la sociologie. La question de la nature de la science se confondait alors avec celle de la nature de la connaissance scientifique. D’autre part, les premières épistémologies ne posaient pas la question des capacités de la sensibilité et de l’entendement de l’être humain permettant la connaissance, pas plus que de l’origine de ces dites capacités. Ensuite, est venu la question du passage de la connaissance commune, plus ou moins empirique, à la connaissance scientifique.

Ce sont les sciences cognitives qui sont actuellement en pointe dans ces explications. L’épistémologie a ensuite épousé un courant  historique  avec l’avènement de la méthode historico-critique comme méthode directrice. Le progrès des connaissances aidant, le nombre des sciences étudiées et le volume des réponses spécifiques rattachées à certaines sciences n’ont cessé d’augmenter. Une classification s’est mise en place autour d’une discipline  phare  dénommée la science spéciale qui porte les problématiques spécifiques par rapport à la science en général. 4 parties : sciences formelles, sciences physico-chimiques, sciences du vivant et sciences humaines. Ces piliers épistémologiques sont représentés par une ou plusieurs  sciences spéciales .

Chaque science spéciale fait l’objet d’une épistémologie particulière. Cette dernière a apporté à l’épistémologie de la Science en général de nouveaux questionnements avec plus ou moins de bonheur. Certains auteurs ont voulu  imposer  à l’épistémologie des processus d’une science spéciale : par exemple l’épistémologie évolutionniste  calque  sur l’épistémologie la théorie évolutionniste des espèces décrite dans la biologie. Mais elle puise également à des traditions plus anciennes, dont les traditions antique et cartésienne. L’histoire des sciences et de la philosophie a produit de nombreuses théories quant à la nature et à la portée du phénomène scientifique.

Il existe ainsi un ensemble de grands modèles épistémologiques qui prétendent expliquer la spécificité de la science. D’après Maurice Sachot, Parménide serait le fondateur de l’épistémologie, en exposant dans la première partie du Poème les règles épistémiques auxquelles toute connaissance du réel doit se soumettre pour prétendre à quelque vérité. Ne recevoir aucune chose pour vraie tant que son esprit ne l’aura clairement et distinctement assimilée préalablement. Diviser chacune des difficultés afin de mieux les examiner et les résoudre. Passer toutes les choses en revue afin de ne rien omettre. Le rationalisme, surtout moderne, prône le primat des mathématiques sur les autres sciences.

Les mathématiques représentent, en effet, le moyen intellectuel démontrant que l’intellect et la raison peuvent se passer de l’observation et de l’expérience. Le grand livre de l’Univers est écrit dans le langage des mathématiques. On ne peut comprendre ce livre que si on en apprend tout d’abord le langage, et l’alphabet dans lequel il est rédigé. Les caractères en sont les triangles et les cercles, ainsi que les autres figures géométriques sans lesquelles il est humainement impossible d’en déchiffrer le moindre mot. L’empirisme postule que toute connaissance provient essentiellement de l’expérience. Les travaux d’Isaac Newton témoignent d’une méthode empirique dans la formalisation de la loi gravitationnelle.

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