Cinéma et mondialisation : Une esthétique des inégalités PDF

En raison de l’accès limité au réseau Internet, le projet avance lentement. Internet, et le rythme de croissance des publications s’accélère. Parallèlement, en 1978, le Conseil des Arts cinéma et mondialisation : Une esthétique des inégalités PDF Canada créé Canadiana, un organisme sans but lucratif visant la préservation du patrimoine canadien et à sa mise en ligne. En 1993, John Mark Ockerbloom crée Online Books Page.


Militant pour le respect de l’environnement, imaginant des cauchemars sanitaires, pointant du doigt aberrations alimentaires et vertige bancaire, de nombreux cinéastes alertent les spectateurs sur les écueils qu’entraînent les processus globalisés. Mais ils s’enferment aussi dans de multiples contradictions, comme en témoigne le paradoxal Avatar (2010), film à tonalité écologiste qui vante le dialogue des cultures mais qui est sans doute l’objet culturel le plus hégémonique jamais produit. A l’heure où en Europe le refus de la mondialisation provoque un regain identitaire qui envahit le champ démocratique et condamne les exécutifs, de droite comme de gauche, à gérer la réaction, il importe de comprendre l’influence de ces films qui jouent sur une esthétique du choc, de la peur et du chaos. Par une surenchère de représentations millénaristes ou apocalyptiques, ils minimisent les enjeux culturels et démocratiques de cette évolution. Véhiculée par des angoisses sécuritaires, l’idée de catastrophe systémique devient ainsi la métaphore des inégalités de masse qu’entraîne la mondialisation : elle entretient l’impression d’une impuissance du politique et contribue à la perception globale d’un monde en voie d’effondrement.

Contrairement au projet Gutenberg, ce projet cherche à répertorier et réunir différents textes numériques anglophones déjà publiés, au sein d’un point d’accès unique. En 1995, Jeff Bezos crée Amazon. La presse, dans son sens large, commence alors à se mettre en ligne. De son côté, Brewster Khale fonde Internet Archive. En 1997, la Bibliothèque nationale de France crée Gallica. En 2000, le logiciel de lecture Mobipocket est créé. Le Gemstar ebook devient alors la première tablette de lecture numérique officielle.

En 2001, Adobe Flash Player lance son premier logiciel gratuit qui permet la lecture de fichiers numériques. L’année 2001 marque enfin la création du premier smartphone. En 2004, la compagnie Sony produit sa propre tablette. En 2007, Amazon commercialise Amazon Kindle, ou Kindle, qui permet à l’entreprise de se spécialiser dans la lecture numérique, alors qu’elle se concentrait jusque là sur l’édition numérique. 2008, la qualité de lecture sur l’écran des liseuses s’améliore considérablement. De nombreux éditeurs commencent dès lors à distribuer, sous format électronique, des livres tombés dans le domaine public. Au même moment, pour une question de coûts et de rentabilité, certains éditeurs commencent à publier leurs auteurs de cette manière.

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