Calligraphies ottomanes PDF

Byzantins et arméniennes, sous l’influence de la découverte de Sainte-Sophie, cherchera à dépasser ces modèles. Sinan a su allier à la noblesse sereine du classicisme ottoman une imagination créatrice d’une richesse inégalée qui lui permit de produire, au cours d’une vie presque centenaire se déroulant sous plusieurs sultans, un grand nombre de chefs-d’œuvre. Ses travaux sont remarquables et constituent une synthèse de ce qui répond aux besoins de l’époque, tout en s’calligraphies ottomanes PDF sur son héritage chrétien millénaire.


La calligraphie, l’art de  » la belle écriture « , est au coeur même de la civilisation islamique. Selon la tradition, l’écriture aurait été enseignée à Adam par Dieu ; c’est en arabe que le message divin fut révélé au prophète Mahomet, et sa transcription est en quelque sorte la parole divine rendue visible. L’alphabet arabe fut emprunté par plusieurs des peuples convertis à l’islam pour transcrire des langues non sémitiques : iraniennes, turques, indiennes, malaises et africaines. L’ouvrage présente plus de soixante-dix pièces appartenant aux collections de l’Université Sakip Sabanci à Istanbul, œuvres des calligraphes les plus renommés du XVe au début du XXe siècle. Le catalogue commence par une évocation de la pratique de la calligraphie, qui requiert un matériel spécifique et nécessite une préparation du papier, de la page, des encres de couleurs différentes dont chaque artiste a le secret, des pigments utilisés pour l’ornementation du texte. Ensuite, sont présentées quelques caractéristiques des différents aspects de cet art : coran, murakka (album), pages isolées, firmans, etc.

L’utilisation simple et claire du dôme, élément le plus important de son architecture monumentale, et du système porteur lié à ce dernier, la transformation du dôme en noyau de l’architecture monumentale est une contribution majeure de l’architecture ottomane à l’architecture mondiale. Le père de la Turquie moderne, Atatürk, a demandé d’entreprendre des études scientifiques concernant l’œuvre de Mimar Sinan, et de lui élever une statue. Son nom a été donné à l’Académie des beaux-arts d’État en 1982 et à l’Université contenant cette académie récemment fondée. Il fait son apprentissage auprès de son père en tant que maçon et charpentier. Perses séfévides, arrivés au pouvoir en 1501.

Soliman, après avoir participé à l’expédition de Belgrade en 1521 et à celle de Rhodes en 1522, il obtient le grade d’officier. Ce n’est donc qu’au fil des ans, et en forgeant son expérience sur le terrain, que Sinan est devenu architecte. Pour ses mosquées, Sinan s’inspire souvent de l’architecture de la basilique Saint-Sophie, pour créer des édifices dans lesquels le dôme central semblerait léger et dont les espaces intérieurs seraient baignés de lumière. Il a utilisé des systèmes permettant d’étayer les bâtiments à l’extérieur, afin de garder l’intérieur ouvert. Soliman, la sultane Roxelane – conserve une organisation de l’espace très traditionnelle, ne révélant aucune innovation particulière. Prince Mehmet – pour commémorer la mémoire du fils préféré de Soliman, le prince Mehmet, fils ainé de Roxelane, l’épouse du sultan. Cette mosquée fut la vraie première commande architecturale de Sinan, sa première construction importante et sa première œuvre majeure.

Elle fut construite de façon à donner sur la mer de Marmara et sur la Corne d’Or. Cet édifice possède également un grand dôme reposant sur de lourds piliers et soutenu par quatre demi-dômes. Cela a vraisemblablement dû influencer les plans de la Şehzade, même si l’aspect général de celle-ci porte à coup sûr la marque de Sinan. On ignore les raisons pour lesquelles Sinan revint, par la suite, à des plans plus proches de ceux d’Hagia Sophia après ceux – très audacieux – qu’il avait développés pour la Şehzade. Le cimetière dans le parc autour de la mosquée rassemble une série de magnifiques mausolées impériaux, peut-être les plus beaux qui se trouvent en ville. Deux sont particulièrement à retenir : celui du prince Mehmet et celui du gendre de Soliman, Rüstem Pacha.

Malheureusement pour l’amateur, le cimetière n’est pas ouvert au public. Les femmes viennent y prier autour, le vendredi. Istanbul, tenue par les poètes turcs comme la sublime expression de la  splendeur et de la joie . La silhouette de la Süleymaniye, avec ses quatre minarets effilés cerclés de dix balcons – indiquant que Soliman était le quatrième sultan ottoman d’Istanbul et le dixième de la dynastie ottomane -, domine la ligne d’horizon de la rive occidentale de la Corne d’Or. C’est une des constructions les plus significatives de l’architecture ottomane. L’architecte a réinterprété, dans cette construction, le style de la cathédrale Sainte-Sophie. Sa réalisation a duré sept ans, ce qui démontre le génie de Sinan dans le domaine de l’organisation autant que dans celui de l’architecture.

Le cahier de comptes de cette construction – qui éclaire l’époque – est parvenu jusqu’à nous et donne de précieuses indications sur les méthodes de travail du constructeur. Une restauration récente l’a mise en valeur, mais le tremblement de terre de 1999 a endommagé les petits dômes. La cour de la mosquée, située autour des côtés nord, est et ouest, est particulièrement bien proportionnée avec ses portiques et ses colonnes en marbre. La cathédrale Sainte-Sophie, construite par les  infidèles , restait l’obsession des architectes musulmans.

Dans cette construction, que Sinan lui-même considérait comme l’œuvre de sa période de maître, l’architecte a mis en œuvre le principe du dôme sur plan octogonal, un problème qu’il avait déjà essayé de résoudre dans la mosquée de Rüstem Pacha à Istanbul. Ainsi, les piliers porteurs s’amincissent, les éléments qui transmettent les descentes de charges diminuent, et le dôme devient l’élément le plus important qui définit l’espace de la construction. Elle a été édifiée sur le site d’une église byzantine en ruines, Haghia Anastasia, dont certains éléments ont été récupérés. La coupole centrale de la mosquée est supportée par des demi-coupoles, selon le schéma classique des mosquées de Sinan, dont Sainte-Sophie avait été le modèle d’inspiration. La cour, dont l’accès se fait par un petit tunnel, est entourée de portiques à trente dômes. La plupart des colonnes supportant les dômes sont byzantines. Au centre, la fontaine en marbre est somptueuse.

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