Bateaux traditionnels français. Reconstitutions et Répliques PDF

L’Océanie et ses cinq grandes subdivisions. Expansion des langues austronésiennes en Océanie, d’après Quentin Atkinson bateaux traditionnels français. Reconstitutions et Répliques PDF Russel Gray.


Synthèse des mouvements migratoires anciens en Océanie. Le peuplement préhistorique de l’Océanie s’est fait à travers deux grands mouvements migratoires. Le premier s’est produit il y a 50 à 70 000 ans, et a amené des chasseurs-cueilleurs venus d’Asie à peupler l’Insulinde, puis l’Océanie proche, c’est-à-dire la Nouvelle-Guinée, l’Australie, et certaines iles de la Mélanésie. La seconde vague est plus récente et débute il y a environ 6 000 ans.

Tout au long de ce parcours, les populations de la première et surtout de la seconde vague de peuplement se sont assez largement métissées, tant sur le plan culturel que biologique. Si on a aujourd’hui, grâce à l’archéologie, la linguistique, l’ethnolinguistique, l’ethnobotanique, et la génétique, une réponse à peu près cohérente à cette question, de nombreux points restent encore en suspens. La présence du genre Homo en Asie du Sud-Est est ancienne. Wallacea, partie orientale de l’actuelle Indonésie. Les recherches génétiques ont mis en évidence une hybridation partielle entre les premiers Homo sapiens arrivés dans la région et l’Homme de Denisova, qui peuplait probablement une bonne partie de l’Asie orientale avant l’arrivée des hommes modernes. La recherche actuelle a mis en évidence au moins deux vagues de peuplement d’hommes modernes, mais sans exclure totalement l’hypothèse d’une vague intermédiaire. Entre le Sunda et le Sahul se trouvait un archipel que les géographes nomment Wallacea, la partie est de l’Indonésie.

Les populations actuelles de négritos témoignent qu’une couche de population ancienne, aujourd’hui marginalisée et submergée par les agriculteurs austronésiens, s’est établie dans le Sunda, mais aussi au-delà, puisque ces populations, aujourd’hui relictuelles, vivent également dans les îles Andaman et les Philippines. Les croisements avec les populations austronésiennes environnantes ont également brouillé la signature génétique de ces populations. En amont de celle-ci un établissement humain est daté de -38 000 ans. Nouvelle-Guinée, peuplées entre -30 000 et -12 000. Articles détaillés : Sahul, Aborigènes d’Australie et Papous. Sunda, des migrations se sont produites à travers la Wallacea au cours du Pléistocène supérieur, quand le niveau de la mer était bien plus bas qu’aujourd’hui.

Une analyse génétique de 2007 a conclu que le  peuplement de l’Australie et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée par les humains modernes a été effectué par un seul groupe de personnes qui sont restées dans un isolement substantiel ou total jusqu’à une époque récente. La constatation écarterait les hypothèses sur des vagues de migration ultérieures . Le peuplement du Sahul est d’ailleurs aujourd’hui la plus ancienne preuve d’une navigation en haute mer. Un peuplement d’ile bien plus ancien est certes connu vers l’ile de Florès mais sur une distance maritime bien plus réduite.

Les iles Salomon, juste au sud de l’ile de Buka, restent vierges d’occupation humaine. Les populations de Nouvelle-Guinée, d’Australie et de Tasmanie connaissent désormais un développement séparé. Australie demeureront des chasseurs-cueilleurs, les conditions géoclimatiques étant moins favorables à l’agriculture, avec un régime de précipitations très irrégulier. Articles détaillés : Peuplement de l’Asie du Sud-Est, Austronésiens et Lapita. Une femme Atayal, une tribu austronésienne de Taïwan, avec des tatouages sur le visage.

Articles détaillés : Aborigènes de Taïwan et Langues austronésiennes. Entre la fin du IIIe millénaire et 1 500 av. Les Austronésiens sont sans doute les premiers grands navigateurs de l’histoire de l’humanité. Ces populations austronésiennes qui s’installent en Océanie ne sont pas que des agriculteurs et des navigateurs, ce sont aussi des potiers.

Plusieurs aires culturelles ont pu être identifiées, facilitant la différenciation et la datation des vagues de migration. Lapita est  au nord de l’archipel Bismarck, un des îlots aux environs de Mussau. Sur le site de Talepakemalai, il y a environ 3 500 ans, apparaît une petite population apparemment différente de celles qui avaient peuplé le Sahul depuis des dizaines de millénaires. Au cours de leur avancée vers le sud et l’est, les Austronésiens de la culture Lapita n’ont pas amené que leurs poteries. Ils ont également amené de nombreuses plantes et animaux.

D’un point de vue linguistique, la Micronésie ne forme pas un ensemble cohérent, et il n’existe pas de groupe linguistique  Micronésiens  d’un point de vue scientifique. Certaines langues qui y sont parlées ne sont même pas des langues océaniennes, le sous-groupe des langues austronésiennes qui semble issu de la culture Lapita, et qui partant de la Mélanésie a peuplé la Polynésie. Certaines des langues de Micronésie, comme le chamorro ou le paluan, sont en effet plutôt apparentées aux langues austronésiennes des Philippines. La situation est différente pour la partie orientale de la Micronésie, pour laquelle l’origine semble davantage venir des populations austronésiennes Lapita, venues du sud des Salomons ou du nord Vanuatu. Il y a environ 3 500 ans, soit en 1 500 avant notre ère, environ à la même époque que l’apparition des Lapita en Mélanésie, des potiers commencent à s’installer dans l’ouest de la Micronésie. Lapita, ils étaient céramistes, mais issus d’une tradition différente.

Beaucoup plus à l’est, les Gilbertins et les Marshallais constituent des ensembles homogènes tandis que les habitants de Nauru sont d’une origine plus incertaine. Articles détaillés : Langues austronésiennes, Langues malayo-polynésiennes et Langues océaniennes. Les langues austronésiennes telles qu’elles sont actuellement classifiées par les linguistes donnent une image des routes de migration suivies. Il est cependant important de noter que ces origines linguistiques ne se recoupent pas forcément avec l’origine biologique, une même langue pouvant être adoptée par des groupes d’origines distinctes. Au niveau le plus fondamental, ces langues sont aujourd’hui divisées en deux groupes : les langues de Taïwan, et les langues malayo-polynésiennes.

Indonésie, sur certaines côtes de la Nouvelle-Guinée et au Timor, parenté permettant raisonnablement de définir l’origine des locuteurs de l’océanien dans cette région du sud de l’Insulinde. 230 langues, en Mélanésie et sur les côtes de Nouvelle-Guinée. 234 langues en Mélanésie, en Micronésie et sur toute la Polynésie. Ces répartitions montrent que les regroupements linguistiques sont loin de correspondre aux subdivisions traditionnelles de l’Océanie austronésienne : Micronésie, Mélanésie et Polynésie. La Mélanésie semble néanmoins assez clairement la matrice des langues océaniennes.

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